3. Une plus grande flexibilité
3.1 Refonte du service Terminal Serveur !
Je ne vous le cache pas, c'est l'une des améliorations qui
nous à séduite le plus et elle va sans doute changer vos habitudes, en
généralisant l'utilisation de terminaux et ce n'importe où sur votre réseau
grâce à son extraordinaire flexibilité !
Petit rappel, les services Terminal Serveur permettent entre autres d'héberger
et centraliser vos applications, ensuite vos utilisateurs s'y connectent à distance
pour les utiliser
via un bureau virtuel (protocole Remote Desktop Protocole), l'avantage étant que
les tâches sont réalisées coté serveur/cluster !
Applications distantes
Quoi de neuf ? Windows Server "Longhorn" apporte aux services
Terminal Server de nouvelles fonctionnalités. Désormais il est
possible d'exécuter les programmes hébergés par les services Terminal
Server sur les postes de travail des
utilisateurs comme s'il s'agissait d'applications locales et non pas via un
bureau virtuel. Cette technologie est vraiment spectaculaire.
La technologie est donc totalement invisible pour
l'utilisateur final et rien ne l'empêche d'exécuter des programmes distants en
parallèle des programmes locaux. (Le drag and drop entre application
local/distance sera intégré dans une future version de Longhorn).
Passerelle Terminal Server
Un nouveau rôle de serveur d'infrastructure a également était
introduit, il s'agit de la passerelle Terminal Server (TS Gateway).
Grâce à cette passerelle, Les utilisateurs accèdent aux
terminaux et à leurs programmes distants à partir de n'importe quel point du
globe tout en étant protégés par un pare-feu. Le protocole RDP est alors
encapsulé dans un flux HTTPS. Tout comme le RPC over HTTPS pour les
communications entre Outlook et Exchange, plus besoin d’établir de tunnel VPN.

Exemple d’utilisation de la
nouvelle architecture introduite avec Longhorn
3.2 Windows Serveur virtualization
La virtualisation va faire un pas en avant très important avec Longhorn
Server ! Voici une représentation couche par couche des systèmes de virtualisation
actuels :

En résumé, une multitude de couches qui se succèdent et qui alourdissent
d’autant l’exécution des machines virtuelles. Dans ce modèle, on distingue aussi
une distance très importante entre les machines virtuelles et le matériel.
L’objectif de la nouvelle architecture d’émulation sous Longhorn Serveur
est d’exploiter au mieux les nouvelles instructions dédiées à l’émulation des
nouveaux processeurs.
En utilisant ces nouvelles instructions et par l’intermédiaire du tout
nouveau Windows Hypervisor, toutes les VM auront un accès quasiment
direct au matériel de la machine. Dans cette configuration en « serveur de
machine virtuelle », même le système d’exploitation principal devient une
machine virtuelle (appelé parent). Tout le monde est donc au même niveau.
Windows Hypervisor ne sera pas installé dans une configuration «
sortie de boite », il le sera uniquement quand les composants de virtualisation
seront installés sur Longhorn Serveur.

On obtient une architecture plus simple donc
plus efficace qu’actuellement.
Quels sont les autres bénéfices concrètement
?
-
Une utilisation directe du matériel qui permet d’utiliser les
instructions 64 bits ainsi que l’exploitation des environnements
multiprocesseurs (jusqu'a 8 cœurs). Plus grande utilisation de la
mémoire vive, jusqu'a 32go par VM.
-
La
modification à chaud de la configuration matérielle des machines
virtuelles est aussi au programme avec notamment l’ajout à chaud de
mémoire vive, processeur, périphérique de stockage et réseau dans une VM.
-
Administration via System Center Virtual Machine Manager.
Contrôleur de domaine en lecture seul (Read Only Domain Controller)
Actuellement, s’il n’est pas possible de garantir la sécurité physique des
serveurs dans une succursale, deux solutions sont envisageables :
-
Les
utilisateurs s'identifient via un réseau longue distance (WAN) avec comme
inconvénients des temps d'authentifications relativement longs.
-
Implémenter un contrôleur de domaine malgré le risque qu’une personne
dérobant ce serveur puisse récupérer la base de compte (mot de passe).
Avec Windows Serveur "Longhorn" une troisième solution est envisageable :
Placer une copie en lecture seule de la base de données d'annuaire Active
Directory à proximité des utilisateurs situés sur les sites non sécurisés. Ainsi
ils profitent d'un temps de connexion accéléré et d'un accès plus efficace aux
ressources d'authentification du réseau. Ce
nouveau type de contrôleur de domaine introduit par "Longhorn" est nommé
Domain contrôleur en lecture seul ou RODC (Read-Only Domain Controller).
Attention:
ce modèle n’est pas à confondre avec le modèle introduit par NT4 : PDC et BDC
(maitre//esclave) et l'infrastructure Active Directory reste bien
multi-maitre, cependant il sera désormais possible d'assurer son intégrité
en limitant son contenu.
Voici les caractéristiques des RODC (Longhorn Beta 2)
-
Il ne peut pas être Catalogue global
-
Pas de communication possible entre deux RODC, donc un seul par site
-
Par défaut, sa base ne possède pas de mot de passe "utilisateur", ce
qui nécessite une utilisation du réseau pour s'identifier. Il est possible à
l'aide de la stratégie de réplication des mots de passe de définir
ceux qui seront répliqués.
-
Réplication unidirectionnelle, c'est un comportement normal puisque la
base d'un RODC n'est pas modifiable. Ainsi le RODC se mettra à jour grâce au
contrôleur de domaine "classique" défini lors de son installation.
-
Mise en cache des groupes universels activés par défaut.
-
Les applications suivantes seront supportées :Applications LDAP, ADFS, DNS, DHCP, FRS V1, DFSR (FRS V2), Group Policy,
NAP, PKI, CA, IAS/VPN, DFS, SMS, ADSI queries, MOM
Caractéristiques des RODC prévues dans la Beta3 :
-
Le support du catalogue global mais
uniquement pour l'utilisation des clients Outlook. En effet pour le moment
sur un site distant disposant d'un RODC (beta2) vos clients Outlook sont
dans l'incapacité de communiquer !
-
La possibilité de mettre
deux RODC par
site.
Limitations finales pour le RODC
-
Pas de version d’ADAM en lecture seule
-
Pas de support d’Exchange Server
-
Il
ne sera pas possible de répliquer entre eux deux RODC
Voici un exemple classique d'utilisation de RODC placé dans un site distant
non sécurisé, ce dernier est configuré pour communiquer et se mettre à jour
grâce a un contrôleur de Domain "classique" situé dans votre réseau
sécurisé.
-
Bill un utilisateur du site distant souhaite s'identifier.
-
Ce
dernier va contacter son Contrôleur de domaine local (le KDC), ici un
RODC.
-
N’ayant pas les mots de passe des utilisateurs, il va donc transférer cette
demande auprès d'un contrôleur de domaine "classique" situé dans un site
distant.
-
Le
contrôleur de domaine "classique" traite sa demande et retourne les
informations au RODC.
-
Le
RODC fournit l'information (TGT) au client.
-
Ensuite le RODC initie une requête auprès du contrôleur de domaine "classique"
afin de répliquer en local les mots de passe de l'utilisateur.
-
Le
contrôleur de domaine "classique" vérifie la politique de
réplication des mots de passe afin de savoir si ce dernier peut ou non
le répliquer sur le RODC.
Ainsi il est conseillé de configurer cette stratégie afin de ne répliquer que
les mots de passe des utilisateurs présents sur le site. Ainsi, en cas de vol du
RODC, il suffira de réinitialiser uniquement ces mots de passe.

Vue
d'ensemble de la Stratégie de réplication des mots de passe, ici par
exemple nous voyons que les mots de passe du groupe administrateurs ne sont pas
répliqués
Actuellement, les fonctionnalités du RODC sont soumises à des modifications
importantes et ne sont donc pas encore définitives.
AD redémarrable ("Restartable" Active Directory)
Sous Windows Server « Longhorn » le service d'annuaire Active
directory est désormais un service redémarrable.
Ainsi le rôle d'infrastructure "Contrôleur de domaine" pourra être
arrêté et démarré sans devoir redémarrer physiquement la machine.
Les administrateurs pourront donc exécuter des fonctions non réalisables
lorsque ce service est en cours d'exécution (défragmentation hors ligne,
application de patch, …). Ceci sans entrer dans le mode de restauration
des services d'annuaire.
Ainsi le service d'annuaire peut prendre trois états :
-
Services d'annuaire démarré
: Le contrôleur de domaine fonctionne normalement.
-
Services d'annuaire arrêté
: Le serveur possède les caractéristiques d'un contrôleur de domaine dans le
mode de restauration des services d'annuaire et d'un serveur membre d'un
domaine.
-
Mode de restauration des services d'annuaire.
: Il n'a pas changé, vous utilisez le mot de passe de restauration de
service défini lors de la promotion du serveur et la base de données
Ntds.dit est hors ligne.
Conséquence directe : Dans certains cas, les temps de maintenances de
la base d'annuaire sont considérablement réduis puisqu'il n'est plus nécessaire
de passer dans un mode de restauration hors connexion.

Aperçu du contrôle des états du service
d'annuaire Active Directory
Bitlocker
Bitlocker est une technologie déjà présente dans Windows
VISTA mais dont l’intérêt est d’autant plus important dans Longhorn Server.
C’est une solution de sécurité permettant de garantir
l'intégrité des données sur un disque durs, ainsi que d’allonger au maximum le
temps de récupération malveillante des données stockées sur celui-ci.
Une problématique bien connue des administrateurs de serveurs
dispatchés sur plusieurs sites est d'assurer la sécurité et l'intégrité des
informations contenues dans ces succursales qui ne sont pas dotés d'emplacements
sécurisés. Avec un contrôleur de domaine ou un serveur d'infrastructure
posé à la disposition de tous … n'importe qui le dérobant est capable de
récupérer les informations contenues sur les disques durs !
La solution Bitlocker sécurise l'exécution du code jusqu'au moment du boot (à
l’aide d’une puce TPM), et protège l'intégralité de votre disque dur par
cryptage, ainsi sont protégées vos données mais également les fichiers systèmes.
Pour plus d'informations, je vous invite à lire
cet article rédigé par Cédric NANA
Sommaire
1. Gestion plus efficace !
1.1 Management simplifié du serveur
1.2 Windows PowerShell
1.3 Internet Information Services 7.0
2. Sécurité renforcée
2.1 Renforcement de la sécurité interne: Nouveau Noyau NT 6.0 !
2.2 Serveur de base (Server Core)
2.3 Faillover Clustering
2.4 Network Acess Protection (NAP)
3. Une plus grande flexibilité
3.1 Refonte du service Terminal Serveur !
3.2 Windows Serveur virtualization
3.3 Service d'infrastructure sur vos site distant (AD)
Conclusion
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