2. Présentation de la console SCVMM
La console se présente sous la forme d’une MMC 3.
C'est-à-dire qu’elle est divisée en trois parties. Le premier tout à gauche
représente l’arborescence, les menus. Au milieu le panneau de détail
(principale) et enfin à droite le panneau Action qui varie en fonction de
l’élément sélectionné.

L’un des buts premiers de SCVMM est de pouvoir centraliser
en une seule console de multiples Virtual Server. C’est pourquoi la première
chose à faire est d’ajouter les différents serveurs, appelé hôte, afin de
pouvoir les administrer et ainsi contrôler leurs machines virtuelles.
Rendez-vous dans la première section du menu :
Hosts.
2.2.1 Ajout et suppression d'un hôte
Dans le menu action à droite clique sur
Add hosts, un assistant se lance
ainsi vous guidant à travers les différentes étapes.
Ø
Le premier écran vous demande si l’hôte que vous
voulez ajouter se trouve dans un réseau de périmètre. En effet si l’ordinateur
distant ne se trouve pas dans le même domaine que le serveur ni dans un domaine
approuvé, la procédure s’avère légèrement différente. Vous allez devoir tout
d’abord installer l’agent VMM manuellement en lui spécifiant que votre
ordinateur fait parti d’un réseau de périmètre. Une clé de sécurité devra être
utilisée (à votre guise) et un fichier de sécurité
SecurityFile.txt sera également créé.
Ensuite lors de l’ajout de la machine, la clé vous sera demandée ainsi que le
fichier pour poursuivre l’ajout.

Ø
Prenons le cas ou votre machine membre du même
domaine. Entrez directement le nom du serveur ou faite une recherche dans Active
Directory. Il est possible d’ajouter plusieurs serveurs en une seule fois afin
d’éviter d’avoir à refaire la manipulation…

Ø
On vous demande ensuite d’entrer les identifiants
d’un compte utilisateur du domaine ayant des droits administrateur sur chacune
des machines que vous ajouté.
Ø
La partie suivante vous permet de choisir à quel
groupe va appartenir le serveur que vous rajoutez. En effet il est possible de
regrouper vos Virtuals Servers en différents groupes d’une part pour refléter la
réalité de la topologie (ou peut imaginer un groupe
Production et un groupe Test)
et d’autre part d’appliquer des paramètres communs à plusieurs serveurs d’un
coup. Bien évidemment vous pourrez créer vos groupes par la suite et modifier
l’appartenance dans la console.
Cochez la case : Réassocier l'agent avec le serveur Virtual Machine Manager
pour réassocier les agents qui
tournent sur d’ancien Virtual Server vers le nouveau SCVMM.
Enfin activez l’utilisation à
distance sur le serveur (VRMC) et choisissez le port (par défaut 5900).
Configurez éventuellement le timeout et la possibilité de connexions multiples.

Ø
Indiquez maintenant le chemin d’accès aux
machines virtuelles sur l’ordinateur distant. Vous pouvez y indiquer plusieurs
emplacements.
Ø
Dans le panneau de résumé, vérifiez que le les
paramètres sont corrects et cliquez sur le bouton
Add Hosts . Notez qu’il est intéressant de cliquer sur le bouton
View Script qui vous permettra
d’étudier et de copier le code ainsi généré dans le but d’automatiser des tâches
à l’aide de scripts PowerShell
Ø
Si vous obtenez une erreur sur le job lancé, par
exemple, erreur
418 c’est tout simplement que le composant WinRM n’est pas installé
sur le serveur distant, installez le et relancez le job défaillant, pas besoin
de refaire toute la manipulation. C’est l’avantage de la gestion des actions par
job. Nous reviendrons sur cette partie un peu plus loin.

Pour supprimer un hôte la démarche est très simple,
sélectionnez-le et dans le menu contextuel choisissez
Remove Hôte. Bien
évidemment toutes les machines virtuelles qu’il héberge ne seront plus
disponibles dans la console.
2.2.2 Gestion des hôtes
Maintenant que vos hôtes sont ajoutés vous les voyez tous
apparaître dans le panneau principal. Si jamais vous disposez de nombreux
serveurs, il est possible de filtrer cette vue. En effet dans le panneau de
gauche des options de filtrage sont disponibles soit selon l’état :
Responding,
Not Responding &
Transitoring, pratique pour
n’afficher par exemple que les Virtual Serveur en ligne. Il est également
possible de filtrer en fonction du système d’exploitation.
Vous pouvez ajouter autant de groupe d’hôtes que vous
voulez, en cliquant simplement sur le lien
News host group à droite. Vous pouvez
déplacer vos serveurs d’un groupe à l’autre uniquement à l’aide du glisser
déposer. Si vous vous rendez dans les propriétés d’un groupe vous pourrez
définir quels sont les ressources minimum réservées au système d’exploitation de
la machine hôte.

Pour vérifier l’état de santé de vos hôtes il suffit d’en
sélectionner un et d’aller dans ses propriétés. Un onglet nommé
Status y est dédié. Vous pourrez
également vérifier la configuration matérielle de la machine ainsi que
l’emplacement des VMs. Enfin il sera possible de placer votre hôte en mode
maintenance afin qu’il ne soit pas disponible (et donc laisser de côté
volontairement) lors d’ajout de nouvelles VMs

Dans cette deuxième sous section nous allons aborder tout
ce qui touche aux machines virtuelles.
2.3.1 Découvertes des différentes vues
Lorsque vous basculez dans la deuxième partie du menu à
savoir les Machines Virtuelles, celles-ci apparaissent tous dans le panneau
principal. Si vous disposez d’un grand nombre de machines il devient vite
difficile de vous y retrouver.
Voici à quoi ressemble l’affichage « normal » des machines
virtuelles. Vous remarquez que si celle-ci sont démarrée alors une
prévisualisation est affichée en bas à droite. Vous pouvez ajouter ou supprimer
de nombreuses colonnes pour définir quelles propriétés afficher et bien
évidemment en cliquant sur le nom de la colonne effectuer un trie.

Mais même avec ca, la gestion de nombreuses machines reste
fastidieuse, c’est pourquoi de nombreux filtres vous sont proposés afin de
faciliter la tâche.
Tout d’abord vous pouvez choisir d’afficher uniquement les
VMs d’un serveur hôte spécifique ou d’un groupe pour restreindre votre
sélection. Si cela ne suffit pas ou si vous désirez faire des recherches sur un
groupe d’hôtes utilisé les filtres. Vous pouvez tout d’abord effectuer votre
recherche en fonction de l’état de la VM (Running, Paused, Stopped…) de son
propriétaire, du système d’exploitation ou encore de sa date d’ajout.
En plus de cette option de filtrage, vous avez une
recherche instantanée. Il suffit de taper les premières lettres de votre mot
clé, pour que la sélection change, on appréciera l’aspect dynamique rendant la
recherche bien plus rapide.

2.3.2 Création d'une nouvelle VM
La console SCVMM vous permet directement de créer de
nouvelles machines virtuelles. Pour cela un assistant vous guide pas à pas. La
seule chose nouvelle concernant cette création est la sélection de la source. En
effet comme nous le verrons dans la section suivante sur l’étude de la librairie
il est possible d’y stocker des images virtuelles, des disques durs, des modèles
afin de créer votre nouvelle machine. Précisez simplement si vous souhaitez
partir d’une source de la librairie ou de créer un nouveau disque dur vierge.
Ensuite les étapes sont classiques : identification de la
machine (nom, description, propriétaire), configuration matérielle (avec
possibilité de charger un profil déjà configuré), choix de l’emplacement de
stockage ainsi que de la machine hôte.

2.3.3 Clonage d'une VM existante
SCVMM inclut une fonctionnalité de clonage des machines
virtuelles. Ceci vous permet de très rapidement dupliquer une machine existante
avec toute sa configuration. Cela peut être pratique en cas de test afin de ne
pas avoir à refaire une machine virtuelle à partir de 0 en cas de récupération
impossible. Pour cloner une machine celle-ci doit bien évidemment être arrêtée
avant.
Ø
Sélectionnez la machine virtuelle que vous voulez
cloner puis utiliser soit le panneau soit le menu contextuel pour choisir :
Clone Virtual Machine.
Ø
Un assistant se lance automatique vous demandant
le nom, le propriétaire et une description pour votre nouvelle machine
virtuelle.
Ø
La deuxième étape consiste à choisir un profil
matériel pour notre clone. Est-ce qu’il garde la même configuration ou
souhaitez-vous modifier la taille de la RAM alloué par exemple ou ajouter une
carte réseau… Si vous créez un nouveau profil matériel il est possible de le
sauvegarder dans la librairie afin de le réutiliser pour des futures machines.
Pour cela cliquez sur Save Profile.

Ø
Sélectionnez ensuite si vous désirez placer la
copie sur un serveur hôte afin de l’exploiter directement ou dans la libraire
pour l’utiliser ultérieurement.
Ø
Si vous avez choisi l’option Serveur Hôte, vous
devez sélectionner quel hôte va accueillir la machine. C’est le même principe
que décrit plus haut, la sélection se fait à l’aide d’un « score
rating » permettant d’identifier la disponibilité de chacun.
Ø
Renseignez le chemin, les options supplémentaires
et validez le résumé. La copie se lance. La configuration étant la même que la
machine source vous obtiendrez un conflit d’IP et de SID en lançant les deux
images simultanément, un petit sysprep résoudra le problème.
2.3.4 Migration d’une machine virtuelle
Si votre Virtual Server est trop surchargé ou s’il doit
être supprimé du réseau, vous pourrez utiliser la migration de machines
virtuelles afin de les transférer. En effet en quelques cliques à l’aide d’un
assistant il va vous êtes possible de migrer votre machine virtuelle d’un hôte à
un autre.
Ø
Sélectionnez la machine virtuelle concernée par
votre migration puis utilisez le raccourcie dans le panneau action ou le menu
contextuel pour activez l’option Migrate
Virtual Machine.
Ø
Dans la première page de l’assistant, choisissez
la machine hôte de destination qui
va accueillir votre machine virtuelle. Comme d’habitude vous pouvez voir le taux
d’utilisation de chaque hôte à l’aide du « score rating ».
Ø
Entrez ensuite le chemin de stockage et validez
le résumé. Vous y trouverez le nom du serveur hôte source ainsi que celui de
destination (ici de Serveur vers
SRV-DC). Le temps de migration
dépendra de la taille de votre VM bien évidemment mais aussi de la rapidité du
réseau entre les deux emplacements de stockage.

2.3.5 Fonctionnalités liées aux VM
Pour chaque machine virtuelle vous disposez d’un menu
contextuel complet qui vous permet en un seul clique de la démarrer, le la
mettre en pause, de l’arrêter, d’enregistrer son état mais également de créer
des points de contrôle ou tout simplement d’accéder à ses propriétés.
Si l’on regarde de plus prêt justement les propriétés qui
sont disponibles, on retrouve dans l’onglet
Général la possibilité de définir un
propriétaire, mais surtout de créer des
checkpoints. En effet à tout moment vous allez pouvoir créer (soit via le
menu contextuel directement soit via l’onglet dédié) des points
de contrôles. Cela permet de définir des points de restauration. Au
maximum vous pouvez en créer 64. Une
fois ces points créés il est facile d’y revenir en cas de mauvaise manipulation
en cliquant sur Restore après avoir
choisi celui de notre choix.
Cette option très pratique rendra la tâche plus facile aux
personnes effectuant de nombreux tests sur leurs machines virtuelles.

Les autres propriétés restent les mêmes que sous Virtual
Server, c'est-à-dire, modification de la configuration matérielles et action à
faire lors du démarrage/arrêt du serveur.
La librairie constitue une grande base de données où l’on pourra retrouver de
nombreux objets utiles à la gestion des VMs. La première chose à faire est
d’ajouter un ou plusieurs serveurs de librairie. C'est-à-dire ceux qui
hébergeront ces objets.
Une fois dans la section librairie, utilisez le panneau
d’action pour cliquez sur Add libray server. L’assistant vous demande d’effectuer une
recherche dans l’AD pour sélectionnez votre serveur. Ensuite une fois les
identifiants rentrés, choisissez quels partages seront utilisés pour le stockage
des objets. Il sera tout à fait possible de rajouter des partages
ultérieurement.

Maintenant que votre serveur et son partage de librairie
sont configurés voyons ce que nous allons pouvoir y stocker.
En copiant directement des fichiers (ISO, VHDs, images
virtuels) et rafraichissant l’affichage, vos objets apparaissent dans la
console. Il peut être intéressant d’y stocker les VMAdditions par exemple afin
de faciliter leurs installations sur les VM.
Vous disposez également de 3 assistants pour créer des
modèles de machines virtuels (généralement basé sur des disques durs ayant subi
un Sysprep) des profils matériels (que
vous pourrez appliquer lors de la création d’une nouvelle machine) ainsi que des
profil pour les OS invités c'est-à-dire un ensemble de paramètres à appliquer à
une nouvelle machine comme son nom généré automatiquement, le mot de passe
administrateur local, la clé du produit ou encore un fichier de réponse pour
effectuer une installation automatisée.

Bien évidemment la console vous permet de filtrer
l’affichage des objets stockés dans la librairie en choisissant le ou les types
d’objets souhaités.
Les jobs ou travaux en français permettent de garder une trace de toutes les
opérations effectuées sur le serveur.
Ils permettent également de suivre une tâche en cours pour
connaitre son évolution (par exemple une conversion P2V) et ainsi voir en détail
les sous étapes réalisées afin de les superviser.
Généralement à la fin de chaque assistant, le panneau des
travaux est automatiquement lancé pour que vous puissiez suivre l’évolution de
votre opération. Si celle-ci échoue vous pouvez directement la relancer à partir
d’ici sans avoir à refaire toutes les étapes de l’assistant.

Comme pour les VM et les hôtes, une fonction de filtre
(état et date) existe pour simplifier l’affichage et la recherche d’un travail
ainsi qu’une recherche rapide.
Les paramètres configurables dans la console administration
sont très légers. Vous pouvez dans un premier temps gérer la liste des machines
sur lequel un agent VMM est installé, voir leur rôle et leur état. Cet agent
pourra être mis à jour ou désinstaller à distance.

Ensuite dans la sous catégorie « Settings » vous allez
retrouvez la possibilité de vous inscrire au programme d’amélioration du
produit, de spécifier la fréquence de rafraichissement de la librairie (par
défaut 1h), de renseignez l’adresse web du serveur de reporting (nécessite SCOM
2007) et de rajouter des utilisateurs pouvant utiliser le VRMC pour se connecter
au serveur.
Il est recommandé de sauvegarder régulièrement votre
serveur VMM, cliquez simplement sur le lien du panneau action pour renseigner le
chemin de stockage.

Ensuite utilisez
SCVMMRecover.exe pour restaurer vos données en cas de crash.

A tout
moment vous pouvez avoir une vue d’ensemble (overview) de l’état général des serveurs VMM ainsi que des VM en
elles même sans oublié les travaux et la librairie. Ici il peut sembler y avoir
beaucoup de rouge tout simplement parce que le serveur principal VMM est éteint.

Introduction
1. Installation du produit
1.1 Pré-requis
1.2 Installation
1.3 Vérification
2. Présentation de la console SCVMM
2.1 Prise en main
2.2 Gestion des hôtes
2.3 Gestion des machines virtuelles
2.4 Configuration de la librairie
2.5 Suivi des jobs
2.6 Administration
3. Le portail Libre-Service
4. Conversion d'images
4.1 Physical to Virtual (P2V)
4.2 Virtual to Virtual (V2V)
Conclusion
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