1 . IPv6
1.1 Pourquoi abandonner IPv4 ?
Le
protocole IPv4 a été conçu en 1983,
il utilise une adresse IP sur 32 bits soit un
espace d’adressage de 4 294 967 296 adresses.
Mais cet espace d'adressage est réduit du fait que certaines
adresses sont réservées aux réseaux privés
et aux groupes de multicasts,
l’espace d’adressage se restreint donc.
De plus, comme l’Internet devient aujourd'hui incontournable, le
nombre
d’hôtes s’accroît
exponentiellement et entraîne l’asphyxie à long terme
d’IPv4:

Afin
de pallier à ce problème le « Network
Address Translation » (NAT) a été mis
en place, mais il n’a fait que retarder
l’inévitable. La conception d’un nouveau
protocole devenait donc nécessaire, l’IPv6.
1.2 L’IPv6.
Voici
une adresse IPv6 : 2001:660:4401:6002:210:b5ff:fe86:b6a7. Elle est
longue de 16 octets, soit 128 bits. Le nombre d’adresses
disponibles passe donc de 4,3 x 109 adresses
avec l’IPv4 à 3,4 × 1038
adresses, soit 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456
adresses ! La syntaxe de l’adresse change, elle passe
d’une notation décimale pointée avec
l’IPv4 à une écriture
hexadécimale avec l’IPv6 où chaque
groupe de 16 bits est séparé des deux-points.
Le
passage à IPv6 propose de nouvelles possibilités,
il permet de desservir en adresses les pays qui en disposent peu sous
IPv4, comme les pays asiatiques par exemple, il facilite le
déploiement de l’Internet mobile, la gestion des
connexions permanentes (ADSL, câble) et de la
mobilité IP, l’utilisation d’IP dans
l’électronique professionnelle et grand public
ainsi que le déploiement des nouvelles applications IP de
terminaux à terminaux (téléphonie,
visiophonie, jeux, applications interactives…).
Afin
de d’organiser au mieux cette immense espace
d’adressage, l’architecture a
été revue.
1.3 L’architecture
d’adressage d’IPv6.

Sous
IPv6, l’architecture de l’espace
d’adressage a été remodelée,
les entêtes se sont simplifiées, les flux se sont
hiérarchisés, simplifiant ainsi le routage.
Les
64 premiers bits sont réservés à
l’infrastructure et au subnetting. Dans ces 64 bits, 48 bits
servent à fournir aux entreprises un préfixe
unique plus ou moins grand. 16
bits leur permettent de faire du subnetting
c’est-à-dire leurs apportent la
possibilité de créer jusqu’à
65 536 sous-réseaux.
Les
64 derniers bits sont réservés à
l’adressage des machines sur chacun des
sous-réseaux, soit la taille de l’Internet
actuelle, puissance 2. Du fait de l’immensité de
ce sous-réseau, on a donc implicitement une
sécurité. En effet avec IPv4, un
sous-réseau étant en
général beaucoup plus petit, le scanner est donc
assez facile et peut s’effectuer en très peu de
temps. A présent, effectuer la même
opération sur un sous-réseau IPv6 de 64 bits,
demandera beaucoup plus de ressource et beaucoup plus de temps.
Avec
IPv6, le broadcast a disparu, il ne reste plus que l’unicast
et le multicast. Cependant un nouveau type d’adresses
apparaît, l’anycast. C’est une technique
d'adressage et de routage qui permet de rediriger les
données vers le serveur informatique le "plus proche" ou le
"plus efficace" selon la politique de routage.
Appparaît également, le multihoming : chaque machine dispose de plusieurs adresses IP :
- Une adresse IP de type lien-local, utilisée si nécessaire pour communiquer sur le lien actuel en cours
(l'équivalent des adresses APIPA, le préfixe de
l’adresse est de type fe80 ::).
- Une adresse unique locale (l'équivalent des
adresses IPv4 privées, mais avec un Global ID unique pour
chaque entreprise, préfixe de type fc00 ::).
- Une adresse de type globale (l'équivalent des
adresses IPv4 publiques), utilisée pour communiquer
sur Internet.
A ce jour, seul le préfixe 2001:: est
délégué à l’INA,
pour l’allocation d’espace d’adressage
public. La majorité des adresses IPv6 publiques actuelles
seront ainsi du type 2001 : ….
1.4 Les apports d’IPv6
En
dehors de l’espace d’adressage immense, IPv6
apporte de nombreux changements, les NAT ne sont plus
nécessaires, on pourra donc s’en
débarrasser et par la même occasion se
défaire de la fausse impression de
sécurité qu’elle apporte avec elle. De
plus, il sera possible de mettre en place IPSec de bout à
bout, de machine à machine, ce qui n’est pas
possible au travers d’une architecture IPv4 basée
sur des NAT. En outre, la reconnaissance du réseau sera
protégée par une authentification au niveau ICMP
(RFC 3971, RFC 3972).
IPv6
intègre un mécanisme d’auto
configuration. Ainsi une machine lors de sa
connexion à un nouveau réseau, construira
simplement son adresse, à partir d’un
préfixe diffusé par le routeur local, sans
nécessairement utiliser un serveur DHCP.
Il
simplifie aussi l’expérience de
l’utilisateur, car les adresses IPv6 sont auto-configurables,
et peuvent être routables de bout à bout.
Sommaire
1 . IPv6
1.1 Pourquoi abandonner IPv4 ?
1.2 L’IPv6
1.3 L’architecture
d’adressage d’IPv6
1.4 Les apports d’IPv6
2 . IPv6 dans Vista
2.1 L’architecture Dual
IP Layer
2.2 Installé par
défaut
2.3 Configuration par interface
graphique
2.4 Support complet
d’IPSec
2.5 MLDv2
2.6 LLMNR
2.7 Adresses IPv6
littérales dans l’URL
2.8 Support des noms
ipv6-literal.net
2.9 ID des interfaces
générés aléatoirement
3 . Technologies de transition
3.1 6to4
3.2 ISATAP
3.3 Teredo
3.4 Utilisation des technologies
de transition
4 . Configuration
Conclusion
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