2 . IPv6 dans Vista
2.1 L’architecture Dual IP Layer
Windows XP et Windows Server 2003 utilisent une architecture Dual Stack. Son défaut réside dans le fait que la gestion d’IPv4 et d’IPv6 s’effectue dans 2 piles TCP/IP différentes. Chacune dispose de son propre protocole UDP et TCP, car au départ Dual Stack n’était pas prévu pour supporter IPv6.
Vista propose une architecture mieux conçue : la Dual IP Layer

Désormais il est possible d’activer ou de désactiver indépendamment IPv6 ou IPv4. Le trafic TCP via IPv6 est amélioré. Cette nouvelle architecture se base sur les progrès
effectués, en termes de performance, sur la stack d’IPv4.
Il implémente aussi de nouvelles améliorations.
Par exemple « Receive Window Auto Tuning and Compound TCP » rend bien plus performantes les connexions sujettes à une
latence ou un délai important et apporte un meilleur support aux
trafics TCP sujets à des pertes importantes comme avec les
réseaux sans-fils.
A cet article Performance Enhancements in the Next Generation TCP/IP Stack (en anglais), vous trouverez plus d’information sur ces améliorations, telles que « Compound TCP », « ECN Support », « Enhancements for High-loss Environments », ou encore « Improved Routing Path Detection and Recovery ».
2.2 Installé par défaut
Sous Windows Vista et Windows Server Longhorn, IPv6 est installé et activé par défaut, la plupart des composants de ces systèmes supportent maintenant IPv6.
Lorsqu’IPv6 et IPv4 sont activés, la nouvelle stack utilisera alors IPv6 de préférence. Cette stack offre une meilleure connectivité réseau aux applications utilisant IPv6, sans pour autant détériorer les connections utilisant de l’IPv4.
Afin de pouvoir
profiter au mieux des avantages d’IPv6, les applications
réseaux doivent mettre à jour les fonctions Windows Sockets
qui ne précisent pas spécifiquement IPv6 ou IPv4. Vous
trouverez plus de détails sur ce sujet à cette adresse IPv6 Guide for Windows Sockets Applications.
2.3 Configuration par interface graphique
Bien que les adresses
IPv6 soient auto-configurables, il peut arriver qu’il faille en
changer. Sous Windows XP et Windows Server 2003 la manœuvre
s’effectue par l’intermédiaire de la commande netsh interface ipv6. Windows Vista et Windows Server Longhorn autorisent l’utilisation d’une interface graphique :
 
2.4 Support complet d’IPSec
Sous Windows Xp et
Windows Server 2003, le support d’IPsec (Internet Protocol
Security) pour le trafic IPv6 était limité, il ne prenait
pas en charge l’IKE (Internet Key Exchange), ou encore le
cryptage des données. Il fallait aussi configurer IPsec par
l’intermédiaire d’un fichier texte qui était
appliqué avec l’outil IPsec6.exe.
Avec Vista et Windows Server Longhorn, IPsec est supporté aussi bien par IPv6 que par IPv4, de même pour IKE et le cryptage de données.
Des règles concernant le trafic IPv6 sont intégrées par défaut dans le firewall de Windows Vista 2006 :

2.5 MLDv2
Windows Vista et
Windows Server Longhorn supportent le MLDv2 (Multicast Listener
Discovery version 2). Cette technologie offre aux machines la
possibilité de s’inscrire à des sources de multicasts avec leurs routeurs locaux.
Pour une adresse de
multicast donnée, un hôte peut spécifier les
sources qu’il souhaite ou non écouter. Il existe deux modes de filtrage :
- En mode Include,
l’hôte recevra des sources provenant uniquement
d’adresses spécifiées dans la liste
d’inclusion.
- En mode Exclude, les sources qu’il recevra ne proviendront pas d’adresses spécifiées dans la liste d’exclusion.
2.6 LLMNR
Windows Vista et
Windows Server Longhorn implémentent LLMNR (Link-Local Multicast
Name Resolution).
Les machines IPv6 se
trouvant sur un sous-réseau ne contenant pas de serveur DNS,
effectuent seules une résolution de nom grâce à LLMNR
Elles envoient leurs
requêtes (requête et réponse sur le port UDP 5355)
à un groupe de multicast (FF02 ::1 :3).
Ce dernier est
écouté par d’autres équipements supportant
LLMNR. Celui qui pourra satisfaire cette requête répondra
alors à l’émetteur par unicast.
2.7 Adresses IPv6 littérales dans l’URL
L’API WinINet de Windows Vista et Windows Server Longhorn permet l’utilisation d’adresses littérales dans l’url.
Par exemple, il sera possible de se connecter à un serveur web
d’adresse IPv6 2001:db8:100:2a5f::1, il suffira d'entrer l’URL http://[ 2001:db8:100:2a5f::1] dans un
navigateur internet possédant l’API WinINet, tel que
Internet Explorer.
2.8 Support des noms ipv6-literal.net
Windows Vista et Windows Server Longhorn prennent en charge l’utilisation des noms AdressesIPv6.ipv6-literal.net. Ainsi le nom 2001:db8:28:3:f98a:5b31:67b7:67ef.ipv6-literal.net correspondra à 2001:db8:28:3:f98a:5b31:67b7:67ef.
S’il est saisi
dans l’interface Exécuter, le résolveur de noms ne
le considérera pas comme une adresse IP, mais le traitera comme
un nom par l’intermédiaire du suffixe de type
ipv6-literal.net.
2.9 ID des interfaces générés aléatoirement
Afin de se
protéger des scans d’adresses, qui sont basées sur
l’ID des fabricants de matériel réseaux connus, un ID est généré aléatoirement par défaut, pour les adresses auto configurées permanentes.
La désactivation de cette option se fait par la saisie de cette ligne de commande netsh interface ipv6 set global randomizeidentifiers=disabled.
Sommaire
1 . IPv6
1.1 Pourquoi abandonner IPv4 ?
1.2 L’IPv6
1.3 L’architecture
d’adressage d’IPv6
1.4 Les apports d’IPv6
2 . IPv6 dans Vista
2.1 L’architecture Dual
IP Layer
2.2 Installé par
défaut
2.3 Configuration par interface
graphique
2.4 Support complet
d’IPSec
2.5 MLDv2
2.6 LLMNR
2.7 Adresses IPv6
littérales dans l’URL
2.8 Support des noms
ipv6-literal.net
2.9 ID des interfaces
générés aléatoirement
3 . Technologies de transition
3.1 6to4
3.2 ISATAP
3.3 Teredo
3.4 Utilisation des technologies
de transition
4 . Configuration
Conclusion
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