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La technologie RAID - Les niveaux simples
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Auteurs 
Matthieu MARTINEAU
PI SERVICES (GOLD PARTNER MICROSOFT)
Ingénieur systèmes et réseaux


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Bien


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I-6) le RAID 3

 

Le RAID 3 apporte les avantages du RAID 0 (amélioration des performances) et du RAID 1 (tolérance de panne). Le mode RAID 3 fonctionne avec un minimum de trois disques. A l’instar du RAID 0, tous les disques sauf un qui a une tâche spéciale se divisent les opérations de lecture et d’écriture ce qui augmente les performances. En RAID 3, la taille des segments n’est pas modifiable et est fixée à 512 octets (en RAID 3 : un segment = un secteur de disque dur = 512 octets). L’un des disques est un disque de parité.

 

 

La tolérance de panne grâce à la parité


La parité est un processus algorithmique utilisant l’intégrale de parité inventée par Gérard Langlet. Ses applications sont très nombreuses en informatique et en particulier dans le domaine du RAID. Avec un ensemble RAID3, lors de chaque opération d’écriture les données vont êtres réparties entres tous les disques (sauf le disque de parité) de façon équitable.

 

Au moment où les données sont écrites, des informations indiquant sur quel disque a été stocké tel ou tel fragment des données sont enregistrées dans le disque de parité. Ce sont les informations de parité. Ainsi, si un fragment d’une donnée est défectueux ou manquant, la comparaison entre les informations de parité et les autres fragments de la donnée (qui sont stockés sur les autres disques durs) vont permettre de reconstituer le fragment.

 

Si l’un des disques contenant des données tombe en panne, alors le disque de parité et les disques restant permettent de reconstruire les données qui étaient stockées sur le disque endommagé.
 


 

Lorsque le disque de parité tombe en panne le système continue de fonctionner en mode RAID 0 avec les disques restants qui contiennent les données. Lorsque l’on rajoute un nouveau disque de parité, les informations de parité sont reconstruites et le RAID 3 redeviens actif.

 

 

Le RAID 3 apporte donc la tolérance de panne car le système supporte la perte d’un disque quel qu’il soit (données ou parité). En revanche si deux disques durs tombent en panne simultanément, les données sont perdues.

 

 

Fonctionnement du RAID 3 pour un accès en lecture

 

A chaque fois qu’il y a une lecture sur un système RAID 3, tous les disques (sauf le disque de parité) travaillent de concert ce qui augmente fortement les performances.

 

Dans l’exemple ci-contre, on veut lire un fichier nommé « film.avi » situé sur un ensemble RAID 3 composé de trois disques. Les données du fichier sont été réparties sur les deux premiers disques. Le disque de parité n’est pas sollicité lors des opérations de lecture.

 

Donc dans le cas d’un accès en lecture un ensemble RAID 3 composé de trois disques se comporte comme un ensemble RAID 0 composé de 2 disques. Ainsi lors de la lecture du film les deux disques travaillerons en parallèle : chacun lisant une partie des données, ce qui va quasiment multiplier les performances par deux.

 

Cependant, ce mode a un gros défaut. En effet comme nous l’avons vu précédemment, à chaque fois qu’on écrit un fichier sur le disque, il est découpé en morceaux qui sont copiés en même temps sur chacun des disques (sauf le disque de parité). Et à chaque écriture sur l’un des disques, il y a une écriture sur le disque de parité.
 

 

Fonctionnement du RAID 3 pour un accès en écriture

 

 

Cela signifie que le disque de parité travaille plus que les autres disques. Par exemple, dans un RAID 3 composé de 3 disques, le travail du disque de parité est deux fois plus important que celui des autres disques. De même dans un système RAID 3 composé de 6 disques, les accès en écriture au disque de parité seront cinq fois plus importants que ceux des cinq premiers disques. Cela est généralisable, ainsi lorsqu’on a un ensemble composé de n disques, les accès au disque de parité sont (n-1) fois plus nombreux que pour les autres disques.

 

On peut donc dire que le disque de parité se révèle être un véritable goulot d’étranglement au niveau des performances en écriture. De plus comme sa charge de travail est plus élevée, le disque de parité à tendance à tomber en panne très fréquemment.

 

 

Un petit exemple

 

Dans notre exemple, on met en place un RAID 3 composé de 3 disques durs. Le système d’exploitation verra un seul disque dur d’une capacité de 120 Go. Cela peut sembler étrange car la capacité physique totale des trois disques durs est de 215 Go (75 Go+ 60 Go + 80 Go = 215 Go).

 

Pour calculer la capacité utilisable d’un ensemble RAID 3, il faut prendre la capacité du plus petit des disques (soit 60Go dans notre exemple) et la multiplier par le nombre de disques – 1 (car l’un des disques est utilisé pour stocker les informations de parité).

 

On obtient donc un espace disque utilisable de 60 Go * (3 – 1) disques = 60 Go * 2 disques = 120 Go.

 

Au niveau des performances, l’accès en lecture sera quasiment multiplié par deux par rapport à un disque seul. En outre, si l’un des 3 disques tombe en panne alors aucune donnée ne sera perdue.

 

Le RAID 3 permet donc d’augmenter les performances tout en gérant la tolérance de panne. Les performances en lecture sont améliorées proportionnellement au nombre de disques (plus il y a de disques, plus les performances en lecture augmentent). Malgré une légère amélioration des performances en écriture (elle sont bridées par le disque de parité) ce système n’est pas plus intéressant que le RAID 1. En effet, sa fiabilité est moindre car seul la perte d’un seul disque est possible et car le disque de parité s’use plus vite.

 

I-7) le RAID 4

Ce mode nécessite au moins trois disques et est très proche du RAID 3. La seule différence notable avec le RAID 3 est l’organisation des données. En effet, avec le RAID 4, la taille des segments est variable et se modifie en temps réel. Cela implique que les informations de parité doivent être mise à jour à chaque écriture afin de vérifier si la taille des segments a été modifiée.  Dans un système RAID 4, le disque de parité devient donc un facteur encore plus limitant lors des opérations d’écriture. Cependant, les performances en lecture sont les même qu’avec le RAID 3 (c'est-à-dire excellentes). Le mode RAID 4 gère donc la tolérance de panne et apporte un gain en lecture mais pas en écriture. Généralement on lui préfère le RAID 5.


Introduction Générale
           1. Introduction
           2. Le JBOD
           3. Le RAID 0
           4. Le RAID 1
           5. Le RAID 2
           6. Le RAID 3
           7. Le RAID 4
           8. Le RAID 5
           9. L'orthogonal RAID 5
           10. Le RAID 6
           11. Le RAID 7
           12. Conclusion



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